Les flux financiers

Chaque jour de l’argent, soit sous forme numéraire soit sous forme de crédit, change de main dans toute une armée d’acteurs, des individus, des gouvernements, des créanciers (dont les banques et les institutions financières internationales), des entreprises privées, des donateurs et des philanthropes. Les conditions de ces transactions sont définies par les politiques fiscales et monétaires ; les accords régissant les prêts, la dette, le commerce et l’aide ; les contrats philanthropiques ; et les accords informels et tacites entre des individus et au sein des familles. Dans certains cas, les envois de fonds des immigrés ont représenté une part du revenu national supérieure aux investissements étrangers directs et à l’aide publique au développement cumulés. En même temps, le monde de la philanthropie (qui compte des riches comme Bill Gates) représente des flux financiers supérieurs à la somme des PIB de plusieurs pays à faible revenu réunis. Il y a longtemps que l’efficacité pour le développement des financements par les organismes donateurs internationaux fait l’objet d’un débat. De même est largement critiqué le rôle des conditionnalités de l’aide qui souvent ont eu pour effet de restreindre l’espace politique des pays bénéficiaires de l’aide au niveau national, et de profiter aux investissements et aux intérêts commerciaux des donateurs. Ces dernières années, le financement du changement climatique fait l’objet de toutes les attentions au nom de la justice climatique pour ceux qui sont le plus affectés par la dégradation de l’environnement.

Grâce aux accords internationaux, régionaux et bilatéraux des dernières décennies le commerce, les taux de change et les marchés des capitaux ont permis aux marchés financiers de prendre le pas sur la production concrète (l’économie réelle). Les femmes sont concernées par les conditions de ces accords et par les flux financiers qui en résultent, mais sont souvent écartées des négociations. Ces expériences ont mis en évidence la nécessité d’une règlementation financière plus sévère et d’accords commerciaux liés au développement durable pour tous et au respect des droits humains. En réaction, des organisations et des mouvements ont proposé des mécanismes alternatifs de financement du développement, comme la taxe sur les transactions financières internationales, communément appelée la « taxe Robin des Bois ».

Comment les technologies permettent-elles une plus grande transparence et une plus grande responsabilisation en matière d’accès des femmes aux différents flux financiers ? Comment et avec quels outils les femmes peuvent-elles avoir une influence sur la politique fiscale ? Quels sont les mécanismes de régulation et de taxation qui permettent d’exercer un contrôle sur les puissants ? Comment les activistes et les organisations des droits des femmes peuvent-elles joindre leurs forces à celles d’autres mouvements sociaux pour demander la régulation des marchés financiers et des flux de capitaux et la création d’un système monétaire et financier international équitable ?

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