La planète et la santé écologique

L’humanité constate les effets sans précédent de ses hypothèses erronées sur le caractère inépuisable des ressources naturelles, et ceux de ses modèles de production et de consommation. Malgré de nombreux traités internationaux sur la protection de l’environnement, les institutions internationales et les gouvernements n’ont pas inversé de façon significative la dégradation de l’environnement, dont le changement climatique n’est pas la seule manifestation, il y a aussi la perte de la biodiversité, la pollution des rivières et des plans d’eau, et la déplétion des forêts. Dans le même temps, les gouvernements et le secteur privé prônent des réponses qui reposent sur les marchés financiers et la technologie et exacerbent les inégalités, sans remettre en cause les modèles de consommation et de production sous-jacents. Ce sont les femmes et les pauvres des communautés locales, les paysans et les autochtones qui souffrent le plus de la dégradation de l’environnement ; leurs moyens de subsistance sont menacés et on les oblige à des stratégies d’adaptation non viables. Les catastrophes « naturelles » récurrentes et qui vont en empirant sont la preuve qu’il est indispensable de mettre en place des règlementations plus fermes qui fassent passer les communautés avant les intérêts du marché. Il faut aussi des réponses qui prennent en compte les effets de ces catastrophes sur les femmes, et les expériences de ces femmes elles-mêmes qui ont joué un rôle moteur dans la résilience de leurs communautés et ont su faire face aux catastrophes.

Comment les femmes et les autres communautés marginalisées, comme les paysans ou les communautés indigènes se coordonnent-elles et comment mettent-elles en œuvre des alternatives environnementales durables ? Quelles sont les stratégies et quels sont les outils utilisés par les femmes des communautés locales et d’autres acteurs clés pour élargir le débat et proposer des réponses au changement climatique dont les approches ne soient plus basées sur le marché ? Quelles sont les leçons à tirer des expériences des femmes qui ont eu à affronter des « catastrophes naturelles » ? Comment le féminisme peut-il d’une part instruire le développement de stratégies pour contrer la dégradation de l’environnement et d’autre part tirer profit des idées des mouvements écologiques, environnementaux et pour la justice climatique ?

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