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Les droits des travailleuses, l’égalité des genres et la justice économique

a écrit dans Emploi et travail sur février 5th, 2014 by

Lisa A. McGowan aborde dans ce document la manière dont les travailleuses manifestent leur féminisme, expriment leurs demandes d’inclusion, cherchent de nouvelles façons d’accroître leur pouvoir et prodiguent leurs soins dans leur lutte intraitable et parfois profondément contradictoire en faveur de l’actualisation d’un vaste éventail de droits économiques et du travail. L’auteure présente ici leur contribution à la mise en œuvre d’une nouvelle citoyenneté économique : un concept qui intègre les droits des travailleuses, la justice économique et sociale, et l’égalité des genres.

 
Introduction

Si vous connaissez une femme, alors vous connaissez une travailleuse.

Il se peut qu’elle travaille dans une usine, dans un bureau ou dans un kiosque dans la rue. Elle peut cueillir des fleurs dans une atmosphère chaude et collante de laquelle se dégagent des odeurs d’engrais, ou bien remplir de ses mains rugueuses pleines de coupures douloureuses et irritées par l’eau salée des boîtes de sardines. Elle peut être l’institutrice de vos enfants, la dame qui fait le ménage chez vous, une femme qui coud des vêtements dans une usine ou chez elle, ou bien la PDG d’une grande multinationale employant des milliers de salariés. Son travail peut être rémunéré ou non rémunéré, dans l’économie formelle ou informelle.

C’est peut-être une mère, qui en plus travaille où qu’elle se trouve en prodiguant des soins d’une multitude de manières afin de répondre aux besoins émotionnels et physiques des personnes qu’elle aime ou auxquelles elle est attachée, que ce soit par amour, responsabilité ou pauvreté.

Les femmes alimentent le moteur de l’économie mondiale

Le travail des femmes est fondamental pour la fourniture de soins et notre reproduction, pour la survie de la famille et le progrès, et pour la production qui est le moteur de la croissance économique. Au cours des dernières décennies, un nombre surprenant de femmes s’est intégré au marché du travail, atteignant 40,5 pour cent de la population active mondiale en 2008 (OIT, 2009). Les femmes contribuent à 66 pour cent du travail mondial, produisent 50 pour cent des produits alimentaires, mais ne perçoivent que 10 pour cent du revenu et ne possèdent qu’un pour cent de la propriété (PNUD, 2011). Dans le monde en développement, les femmes fournissent en moyenne 43 pour cent du travail agricole et représentent entre 60 et 80 pour cent de la main-d’œuvre des industries exportatrices (FAO, 2011). Elles représentent la majorité des professeurs, du personnel de santé et des fonctionnaires publics. Du fait que les femmes, quel que soit leur niveau socioéconomique, tendent à investir leur revenu dans leur famille, la hausse des revenus des femmes apparaît comme une mesure anti-pauvreté extrêmement importante et efficace (FAO, 2011).

Les travailleuses migrantes fournissent un travail essentiel dans les pays où elles émigrent, qui les oblige bien souvent à sacrifier leur vie de famille, une douleur qui dure toute une vie pour certaines, et permet à d’autres travailleuses d’équilibrer travail et obligations familiales. Leur travail soutient l’économie nationale, car les transferts d’argent constituent une source fondamentale de devises dans leurs pays d’origine, pouvant représenter jusqu’à 10 pour cent du PIB (Réseau sur l’égalité hommes-femmes du CAD, 2011).

S’il est vrai que le nombre de femmes ayant un emploi précaire a quelque peu diminué au cours de la dernière décennie (OIT, 2012), il n’en demeure pas moins que pour de nombreuses femmes, la valeur essentielle de leur travail ne se reflète pas dans leurs opportunités d’emploi, leurs salaires ou leurs conditions de travail. On leur refuse souvent l’accès au crédit, à la propriété foncière, aux ressources productives et au travail rémunéré. Les femmes représentent près des trois quarts de la population mondiale vivant dans la pauvreté et des deux tiers des personnes analphabètes à l’échelon mondial (FAO, FIDA, OIT, 2010). Les travailleuses sont très nombreuses dans le secteur de l’emploi informel à temps partiel, saisonnier et de courte durée (ONU, 2010) et, en conséquence, ne jouissent pas de sécurité de l’emploi ou d’avantages sociaux. Les salaires et la qualité des emplois sont réduits pour les femmes travaillant en bas de la chaîne d’approvisionnement mondiale, telles que les travailleuses des usines et de la sous-traitance, les travailleuses à domicile, les employées de maison, les ouvrières agricoles et les travailleuses des usines de transformation alimentaire. Dans une étude menée récemment sur 43 pays, la Confédération syndicale internationale (CSI) signale que les travailleuses gagnent 18 pour cent de moins que leurs homologues masculins et que les employées domestiques sont celles qui gagnent le moins (CSI, 2012). La responsabilité première des femmes de prendre soin et d’assurer la survie de leurs familles est un travail non rémunéré qui contribue considérablement au « manque de temps disponible » et pourrait susciter un manque à gagner qui a des conséquences sur la santé et le bien-être des femmes.

Malgré les opportunités accrues d’emploi rémunéré, les décennies de politique économique et commerciale néolibérale ont eu sur les femmes des conséquences profondément néfastes qui sont bien documentées. La crise la plus récente, qui a éclaté en 2008, a eu chez les femmes des effets plus graves que pour les hommes en termes de perte d’emploi, de chômage et de bouleversement économique. Au Moyen-Orient, par exemple, où le chômage des jeunes a dépassé 27 pour cent en 2011, le taux de chômage des jeunes femmes a atteint 41 pour cent (OIT, 2012). Les femmes ont été très durement touchées par les mesures d’austérité, telles que la réduction brutale des prestations de protection sociale, compte tenu de leur double rôle de travailleuses et de fournisseuses de soins familiaux.

La tendance, tant des gouvernements que des employeurs privés, d’embaucher des travailleurs contractuels généralement par le biais d’intermédiaires du recrutement, fait partie intégrante de la crise économique. Cette marchandisation du travail, où les intermédiaires peuvent exiger aux travailleurs-euses des frais exorbitants, relève de l’exploitation et favorise des conditions de travail coercitives et bien souvent la servitude pour dettes, une situation dans laquelle un-e travailleur-euse se retrouve dans l’impossibilité de quitter un lieu de travail abusif en raison des dettes accablantes qui pèsent sur lui/elle. D’une manière générale, la précarisation et l’emploi contractuel minent les possibilités d’emploi à long terme, la stabilité des revenus, les avantages sociaux et le statut social des femmes. L’emploi contractuel, en éliminant la relation directe entre la travailleuse et son employeur, sabote le droit des femmes à négocier collectivement la hausse de leurs salaires et de leurs avantages sociaux.

Dans ce système économique mondial, que beaucoup considèrent de plus en plus vicieux et inhumain, les employeurs des secteurs privé et public et leurs partisans à l’échelon étatique cherchent à miner les institutions et les principes qui permettent aux travailleurs-euses de défendre leurs intérêts et leurs droits. La criminalisation des manifestations des travailleurs-euses, les descentes de police dans les bureaux des syndicats, l’intimidation des défenseur-e-s des droits et les réponses militaires aux manifestations et aux grèves, qui bafouent les droits du travail et humains reconnus à l’échelon international, sont des pratiques que l’on retrouve partout : du Mexique au Bahreïn, du Bangladesh au Nigeria, des États-Unis à la Turquie.

Les activistes du monde entier rendent compte d’une intensification de la violence à l’égard des travailleurs.euses, sur le lieu de travail et dans les rues durant les manifestations et les grèves. Cette violence se traduit par des actes de harcèlement, de répression brutale de la liberté d’expression et de réunion, de harcèlement sexuel et de chantage. Dans des situations extrêmes, la violence peut aller jusqu’au meurtre. Rien qu’en 2011, 76 syndicalistes ont été assassiné-e-s (sans compter ceux-celles décédé-e-s durant les soulèvements arabes) et des milliers de personnes ont été victimes de licenciements et d’arrestations illégaux (CSI, 2012).

La lutte des travailleurs-euses pour leurs droits

Depuis les années 70, les syndicats sont devenus un instrument fondamental à l’échelon mondial pour la promotion de l’égalité des genres, tant dans le Nord que dans le Sud (Cobble, 2012). Cela est également vrai pour de nombreux syndicats à prédominance masculine, dont les carences sont nombreuses en ce qui concerne les femmes. Aujourd’hui, les femmes sont plus de 70 millions dans les syndicats, elles représentent une grande force qui parvient à se faire entendre. Les syndicats s’efforcent de refléter les priorités de leurs membres et, compte tenu du nombre élevé de travailleuses les intégrant, les syndicats ont élargi l’importance accordée à la question des droits des femmes et de l’égalité des genres sur le lieu de travail et dans la société. Ils ont également élargi leur portée afin d’appuyer de diverses manières les travailleurs-euses de l’économie informelle (Schurman et Eaton, 2012).

Les syndicats sont en première ligne des combats visant à revenir sur les politiques économiques néolibérales abusives, qui sont profondément néfastes pour les femmes, et à mettre en œuvre une politique macro et micro-économique favorable aux travailleurs-euses et aux personnes défavorisées. Au cours de la crise économique actuelle, les syndicats se sont organisés en masse pour appeler les gouvernements à accroître l’investissement productif et les politiques de soutien à l’emploi comme outil fondamental de protection des travailleurs-euses, pour relancer la croissance et éviter le bouleversement financier et économique qui menace la stabilité économique mondiale.

Les travailleuses participent activement à la création de syndicats et d’autres associations d’adhérents et ont recours aux « technologies de base » des syndicats, à savoir les stratégies de négociation collective, une analyse lucide des conflits inhérents entre travail et capital qui définit également des intérêts communs, des contrats de travail stipulant les droits et les responsabilités de chacune des parties, et le pouvoir d’une action coordonnée et collective des travailleurs-euses, en adoptant de nouvelles modalités et dans le même temps en élargissant les concepts d’inclusion et de représentation.

Les travailleuses des secteurs de l’économie informelle, tels que le travail domestique, le travail à domicile et la vente ambulante, s’organisent elles-mêmes, ce qui fut longtemps considéré impossible par les syndicats traditionnels (Mather, 2011). Elles s’organisent en amont et en aval de la chaîne d’approvisionnement, y compris dans le secteur de l’agriculture, et établissent des partenariats avec des organisations internationales de soutien et de défense des travailleurs-euses (telles que Solidarity Center, WIEGO, la Clean Clothes Campaign et Maquila Solidarity Network) ainsi qu’avec des organisations nationales des droits des femmes. Ces modalités innovatrices d’organisation collaborative des travailleuses, qui, dans certains cas, naissent précisément de l’exclusion des femmes des syndicats traditionnels, sont en train de façonner le mouvement syndical du vingt et unième siècle. Les syndicats traditionnels s’associent de plus en plus avec les organisations des droits des travailleurs-euses soucieuses de l’inclusion des femmes afin de tirer des enseignements de leurs perspectives et de leurs approches et ainsi accroître l’efficacité de la représentation des travailleurs/euses sur des marchés du travail qui se caractérisent par une précarisation croissante.

À l’échelon international, l’Organisation internationale du travail (OIT), une agence du système des Nations Unies fondée en 1919, promeut les droits des femmes dans le domaine du travail. Les conventions de l’OIT abordent spécifiquement les droits des travailleuses, tels que les droits liés à la maternité, et définissent les principes fondamentaux des droits de tous les travailleurs et les travailleuses : liberté d’association, droit de négociation collective et protection contre la discrimination, le travail des enfants et le travail forcé. Le Pacte mondial pour l’emploi de l’OIT et la Résolution de l’OIT concernant l’égalité entre femmes et hommes au cœur du travail décent abordent spécifiquement l’impact de la crise économique actuelle sur les femmes. En 2011, l’OIT a adopté la Convention 189 sur le travail décent pour les travailleuses et travailleurs domestiques. Cet accord révolutionnaire applique pour la première fois à l’économie informelle les droits des travailleurs-euses consacrés dans les normes fondamentales du travail de l’OIT. Il reconnaît explicitement la valeur du travail de fourniture de soins réalisé par les femmes et, en conséquence, la contribution des femmes qui prodiguent ces soins, et met ainsi fin à une forme fondamentale de discrimination profondément ancrée qui touche les femmes dans le monde entier, et ouvre la porte à une amélioration des conditions de travail de 100 millions de travailleurs-euses.

Au cours de ces dernières années, la CSI, qui compte 175 millions de syndicalistes provenant de 305 organisations affiliées dans 151 pays, a lancé de nombreuses campagnes internationales centrées sur la lutte en faveur des droits des travailleuses, y compris la diminution de l’écart salarial entre hommes et femmes, la garantie des droits des travailleuses domestiques, de l’économie informelle et migrantes, ainsi que la sensibilisation et la mobilisation afin d’aider les jeunes travailleuses à prendre des décisions informées concernant leur vie et leur travail. Les Fédérations syndicales internationales (FSI) sectorielles à forte participation féminine, telles que l’Internationale des services publics (ISP), l’Internationale de l’éducation (IE) et L’Union Internationale des travailleurs de l’alimentation, de l’agriculture, de l’hôtellerie-restauration, du catering, du tabac et des branches connexes, jouent un rôle de premier plan dans l’appui à l’éducation, à l’organisation et à la négociation en faveur des droits de dizaines de millions de travailleuses. Les campagnes internationales, telles que les campagnes en cours de l’ISP en faveur de l’égalité des genres, de services publics de qualité et de l’accès à l’eau, sont menées par ses membres au profit de ses membres (dont la majorité sont des femmes) ainsi que des femmes de la communauté. Avec la CSI, ces fédérations syndicales internationales œuvrent pour que les voix des femmes soient entendues lors des forums internationaux de défense des droits, tels que la Commission de la condition de la femme des Nations Unies.

Intégrer les droits des femmes, les droits des travailleuses et la justice économique

Avec une population active féminine croissante mais souvent vulnérable, la question fondamentale posée lors du 12e Forum international de l’AWID tenu en avril 2012 fut : Comment transformer le pouvoir économique pour faire avancer les droits des femmes et la justice ?

La garantie des droits des travailleuses est sans aucun doute, l’une des réponses à cette question.

Les droits des travailleuses sont une expression concrète de la dignité inhérente et de la valeur de ce que font les femmes chaque jour. Ils représentent un moyen de transformer leurs aspirations en matière de droits en améliorations concrètes en termes de statut, salaire, conditions de travail et développement économique. Ils sont au cœur des droits humains, au cœur des droits des femmes, et sans eux et les institutions qui les défendent, il ne saurait y avoir de justice économique.

Les travailleuses manifestent leur féminisme, expriment leurs demandes d’inclusion, cherchent de nouvelles façons d’accroître leur pouvoir et prodiguent leurs soins dans leur lutte intraitable et parfois profondément contradictoire en faveur de l’actualisation d’un vaste éventail de droits économiques et du travail. Ainsi, elles contribuent à la mise en œuvre d’une nouvelle citoyenneté économique : un concept qui intègre les droits des travailleuses, la justice économique et sociale, et l’égalité des genres (Moghadam, 2011).

Stratégies en faveur des droits des travailleuses

Au cours des quatre jours du Forum de l’AWID, un groupe engagé d’activistes et de partenaires des droits des travailleuses a évoqué de manière passionnée les questions et stratégies de changement relatives aux travailleuses. Les recommandations suivantes sont tirées de ces conversations enrichissantes. Dans le contexte de la construction du mouvement pour la transformation économique, il convient que les activistes des droits des travailleuses et des femmes mènent les actions suivantes :

  • Élaborer une formation sur les droits du travail afin de développer et de renforcer la capacité des femmes d’analyser de façon critique les forces économiques politiques, sociales et mondiales qui les touchent, d’accroître leur pouvoir et de mener une action stratégique ;
  • Utiliser de manière proactive les espaces éducatifs fournis par les syndicats pour établir des contacts transversaux entre travailleuses de tous les secteurs, quelles que soient leurs relations de travail, situations professionnelles et frontières nationales, et pour établir des contacts entre les travailleuses et leurs alliées des mouvements féministes et d’autres mouvements en faveur de la justice sociale afin de promouvoir l’échange de connaissances, de savoir-faire et de stratégies de développement du pouvoir ;
  • Intégrer la connaissance et la pratique des soins et de la solidarité dans les outils et les mécanismes utilisés par les activistes et les mouvements sociaux pour parvenir à l’égalité des genres, l’équité, la pérennité et une sécurité partagée dans l’avenir ;
  • Collaborer avec les féministes, les économistes, les responsables politiques, les décideurs et la sphère universitaire sur les plans théorique et pratique concernant la manière dont les droits des travailleuses et les organisations du travail peuvent être utilisés pour renforcer la promotion de l’égalité des genres, accroître les moyens d’existence des femmes, stimuler la production et la croissance économique, et promouvoir la justice économique ;
  • Continuer de renforcer la compréhension, l’appui mutuel et les alliances stratégiques entre les différentes formes d’organisations de défense des droits des travailleuses constituées de membres, telles que les syndicats uniquement féminins, les syndicats traditionnels, les associations de travailleuses de l’économie informelle, les associations de travailleuses migrantes et les coopératives ;
  • Intégrer les valeurs et les analyses en faveur des droits des travailleuses aux discussions et aux débats sur le développement économique ;
  • Analyser et aborder la précarisation du travail et la hausse du nombre d’agences de placement et du travail contractuel dans les chaînes d’approvisionnement multinationales, les services (tels que le travail domestique), la construction et le travail du secteur public, et promouvoir des lois et des systèmes d’application des lois sur les questions liées à l’exploitation des travailleuses par les agences de placement temporaire, y compris la responsabilisation des employeurs vis-à-vis des actions des intermédiaires du recrutement ;
  • Utiliser différemment les espaces juridiques. Cela pourrait inclure, par exemple, de s’appuyer sur le succès remporté par les travailleuses domestiques qui ont obtenu une convention de l’OIT défendant leurs droits, et élargir la codification des droits des femmes vers d’autres secteurs de l’économie informelle, ou aider les gouvernements à accéder à l’assistance technique fournie par l’OIT sur les questions liées aux droits des travailleuses et aux opportunités d’emploi.

Références

  1. Cobble, Dorothy Sue (2012) Gender Equality and Labour Movements: Toward a global perspective, New Brunswick, NJ: Rutgers University and the Solidarity Center.
  2. Réseau sur l’égalité hommes-femmes du CAD (2011) L’autonomisation économique des femmes, Document de réflexion,http://www.oecd.org/fr/cad/femmes-developpement/47561737.pdf
  3. FAO-OIT-FIDA Note d’orientation #2, 2010 : Investir dans les compétences pour l’autonomisation socio-économique des femmes en milieu rural, http://www.fao.org/fileadmin/templates/esw/esw_new/documents/Rural_
    Employment/Policy_Briefs_French/02EducationAndSkills_FR_WEB.pdf
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  4. FAO (2010–2011) La situation mondiale de l’alimentation et de l’agriculture, http://www.fao.org/docrep/013/i2050f/i2050f.pdf, consulté le 25 juin 2012.
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  7. OIT (2012) Tendances mondiales de l’emploi 2012 : Prévenir une aggravation de la crise de l’emploi, Genève, Suisse : OIT, http://www.ilo.org/wcmsp5/groups/public/—dgreports/—dcomm/—publ/documents/publication/wcms_168092.pdf.
  8. Confédération syndicale internationale (2012) Figé dans le temps : depuis 10 ans, l’écart salarial entre hommes et femmes reste identique, http://www.ituc-csi.org/IMG/pdf/pay_gap_final_fr.pdf, consulté le 25 juin 2012.
  9. Mather, Celia (2011) Informal Workers Organizing, Washington DC: WIEGO and Solidarity Center.
  10. Moghadam, Valentine (2011) ‘Toward Economic Citizenship: The Middle East and North Africa’, in Valentine M. Moghadam, Suzanne Franzway and Mary Margaret Fonow (eds.) Making Globalization Work for Women: The role of social rights and trade union leadership, Albany, NY: State University of New York Press.
  11. Schurman, Susan J. and Adrienne E. Eaton (2012), Trade Union Organizing in the Informal Economy: A review of the literature on organizing in Africa, Asia, Latin America, North America and Western, Central and Eastern Europe, Washington DC: Rutgers University and Solidarity Center.
  12. ONU (2010) Objectifs du Millénaire pour le développement, Rapport 2010, New York, Nations Unies, http://www.un.org/fr/millenniumgoals/pdf/report2010.pdf
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